À l'occasion de la 15ème édition du gala de l'Agora Club, le 17 mars 2026, organisé par la communauté Agora Directeurs Sécurité-Sureté, une des 14 communautés d'Agora Managers Groupe, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a tenu un discours fort, inscrit dans un contexte international marqué par une intensification des tensions géopolitiques, des conflits ouverts et une montée des menaces hybrides.
Face à ce désordre mondial, le ministre de l'Intérieur a rappelé une exigence centrale : renforcer la souveraineté nationale et bâtir une résilience collective solide, reposant sur une coopération étroite entre acteurs publics et privés.
Son intervention a marqué les esprits par la force des messages portés. Les mots employés ont été pleinement entendus, compris et particulièrement appréciés par l'ensemble des participants. le ministre a su rappeler avec justesse combien le partenariat entre le ministère de l'Intérieur et la communauté Agora Directeurs Sécurité-Sureté est essentiel, solide et durable.
La table ronde « Souveraineté & Sécurité : Construire une Résilience Collective Public-Privé » a prolongé ces orientations en apportant un éclairage opérationnel et stratégique.
Aux côtés du Préfet Xavier Brunetière, directeur de la protection et de la sécurité de l'État au sein du Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale, le général de corps d'armée Aymeric Bonnemaison, directeur du renseignement et de la sécurité de la Défense au sein du ministère des Armées, et M. Olivier Bonnet de Paillerets, EVP Strategy, Transformation & Security pour Orange Cyber Défense, les échanges ont permis d'approfondir quatre axes majeurs issus de la Revue nationale stratégique : résilience nationale, autonomie stratégique, mobilisation collective et révolution technologique.
Les intervenants ont convergé sur un constat partagé : la menace est désormais globale, hybride et permanente. Elle impose une coordination accrue entre l'État, les collectivités, les opérateurs critiques, les entreprises stratégiques et l'ensemble des acteurs concernés.
La montée en puissance des cybermenaces, visant les grandes infrastructures, illustre cette évolution.
La réponse passe par une capacité renforcée de détection, de réaction coordonnée et de partage d'information, dans des cadres sécurisés mais plus fluides.
Au-delà des dispositifs techniques, la question de la culture de résilience a été largement abordée. Il ne s'agit plus seulement de répondre à des obligations réglementaires, mais d'ancrer durablement des réflexes collectifs à tous les niveaux : État, entreprises, territoires et citoyens.
Le principe « Tous responsables » s'impose ainsi comme un fil conducteur. La résilience nationale ne peut être décrétée : elle se construit dans la durée, par la mobilisation de l'ensemble de la société civile, face aux risques et menaces protéiformes.
Les débats ont également mis en lumière les enjeux d'autonomie stratégique européenne, dans un contexte de dépendances critiques et de recomposition des alliances. Concilier souveraineté nationale et coopération européenne apparaît comme un défi structurant pour les années à venir.
Enfin, la révolution technologique redéfinit profondément les cadres de la conflictualité. Elle impose une adaptation rapide des dispositifs de sécurité intérieure comme des stratégies industrielles.
En conclusion, l'allocution du ministre et les échanges de la table ronde convergent vers une même conviction : seule une coopération renforcée, structurée et assumée entre acteurs publics et privés permettra de faire face aux défis actuels.
Plus que jamais, la sécurité nationale devient une responsabilité partagée, où la capacité à agir collectivement constitue le socle de notre résilience et de notre souveraineté.
Retrouvez l'intégralité de l'allocution du ministre de l'Intérieur et de la table ronde ICI
