Tutelle de la sécurité privée : la DEPSA redessine son organigramme

Publié le 2 novembre 2026 par Oriane Bussard

Hiérarchie ©gothong_1984

Trois ans après sa création, la direction des entreprises et partenariats de sécurité et des armes (DEPSA) fait peau neuve. Un arrêté du 27 octobre, publié au Journal officiel du 29, recompose ses entités autour de trois piliers. La sécurité privée y gagne une adresse plus lisible au sein du ministère de l’Intérieur.

Née en juillet 2023 de la fusion de la DPSIS, du Service central des armes et explosifs (SCAE) et de la direction de projet « sécurité du quotidien », la DEPSA devait devenir le guichet unique du ministère pour les acteurs publics et privés de la sécurité. Son architecture interne vient d’être revue. Signé par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, l’arrêté modifie l’arrêté du 12 août 2013 qui fixe l’organisation du secrétariat général de la place Beauvau.

La direction compte désormais trois entités : la sous-direction du continuum de la sécurité du quotidien, la sous-direction des industries et technologies de sécurité, et un nouveau service des affaires transverses, de l’animation des partenariats et de la communication.

Le continuum en première ligne

C’est la sous-direction du continuum de la sécurité du quotidien qui concerne le plus directement la profession. Elle anime le dialogue avec les acteurs de la sécurité, et nommément avec les professionnels de la sécurité privée. Elle assure aussi le secrétariat du comité d’orientation stratégique de la sécurité privée, ainsi que celui de la Commission consultative des polices municipales. Elle a également pour mission de développer des outils de mesure, de réaliser des audits de coordination entre forces et de gérer les crédits consacrés à la vidéoprotection. Le texte place donc dans une même structure les différentes forces de sécurité, qu’elles soient publiques ou privées, ce qui donne un contenu concret au continuum de sécurité.

Un service pour faire le lien

Autre nouveauté, le service des affaires transverses, créé par un article 26-1, appuiera les bureaux métiers sur les dossiers transversaux et coordonnera les réponses aux sollicitations, notamment celles des corps de contrôle. Il animera aussi le réseau territorial et partenarial, en premier lieu les préfectures, et définira la politique de communication de la direction. La sous-direction des industries et technologies de sécurité conserve quant à elle son périmètre, avec une rédaction simplement toilettée.

Le même jour, un décret (n° 2026-1002) a réorganisé le SCAE en cinq bureaux, dont deux nouveaux consacrés au classement des armes et aux contrôles, avec notamment le suivi des ventes en ligne.

Pour les entreprises de sécurité privée, ces textes devraient clarifier les circuits de décision.

L’arrêté publié au JO ne détaille que les sous-directions et le service : la composition des bureaux et les noms des responsables ne sont pas encore connus.

Sources :

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