Laurent Bitouzet, commandant des écoles de la gendarmerie nationale
À l’occasion d’une cérémonie organisée en présence du Général de division Patrick TOUAK, Commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace (COMCYBER-MI), de l’Agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) et de l’Unité nationale cyber de la Gendarmerie (UNCyber), le général de corps d’armée Laurent Bitouzet a remis les brevets de la première promotion du Diplôme Technique Cyber-Numérique.
Cette nouvelle qualification illustre l’adaptation permanente de la gendarmerie nationale face à l’évolution des menaces dans un environnement désormais largement numérisé. Criminalité en ligne, protection des données, investigations numériques, sécurisation des infrastructures ou encore développement d’outils opérationnels : les besoins ne cessent de croître.
Au total, 176 gendarmes ont suivi une année complète de formation, associant enseignements académiques et apprentissages techniques spécialisés.
L’objectif : disposer d’experts capables d’intervenir sur l’ensemble du spectre cyber, au profit des enquêtes comme du soutien opérationnel.
Le cursus s’articule autour de cinq filières :
- La première est consacrée au traitement de la preuve numérique, véritable « criminalistique du numérique », centrée sur l’analyse approfondie des supports informatiques saisis.
- La deuxième porte sur les enquêtes et investigations numériques complexes.
- Une troisième spécialisation vise l’appui numérique et le soutien technique aux unités engagées sur le terrain.
- La quatrième concerne les infrastructures d’hébergement et les environnements de datacenters de la Gendarmerie.
- Enfin, une cinquième filière est dédiée au développement et au maintien en condition des applications métiers utilisées au quotidien par les forces.
À travers cette première promotion, la Gendarmerie confirme sa volonté de structurer durablement une expertise cyber de haut niveau. Un enjeu stratégique alors que les activités criminelles se développent de plus en plus dans les espaces numériques et que les forces de sécurité doivent disposer de compétences toujours plus pointues pour les prévenir, les détecter et les combattre efficacement.
