Vidéoprotection ©2023 actu44.fr
La diminution des crédits du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) consacrés à la vidéoprotection suscite des interrogations dans certaines collectivités. Alors que la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur (LOPMI) prévoyait une montée en puissance des financements d'ici 2027, l'enveloppe dédiée est ramenée à 22 millions d'euros en 2026, contre 32 millions l'année précédente.
Dans un rapport présenté devant la commission des finances du Sénat, la sénatrice Florence Blatrix Contat estime que cette contraction budgétaire pourrait conduire à un morcellement des aides et réduire leur impact sur le terrain. Elle plaide pour une doctrine nationale plus lisible afin d'orienter les collectivités vers les dispositifs de financement les plus adaptés.
Le rapport recommande également de recentrer le FIPD sur les investissements offrant une réelle plus-value opérationnelle, tels que le raccordement des systèmes de vidéoprotection aux forces de sécurité intérieure, le déport des images ou encore le développement de centres de supervision urbaine mutualisés. L'objectif est de privilégier l'efficacité des dispositifs et leur exploitation plutôt que la seule multiplication des caméras.
Cette réflexion intervient alors que la nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance ouvre la voie à une redéfinition des priorités en matière de soutien aux projets de vidéoprotection.
