
Ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez ©Victor Velter
Auditionné mercredi 7 octobre par la commission des lois de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a défendu l'action des forces de l'ordre face à la mobilisation lycéenne engagée depuis le 28 septembre. Écartant toute évolution de la doctrine de maintien de l'ordre, il a néanmoins annoncé la suspension temporaire de l'usage de la grenade assourdissante dans le cadre de ce mouvement.
Une suspension temporaire après le drame de Lens
La grenade assourdissante ne sera plus employée lors des opérations liées à la mobilisation lycéenne, à titre temporaire. Cette décision intervient après la grave blessure d'un lycéen à Lens, qui a eu la main arrachée.
Le ministre a précisé que cette suspension durera le temps de faire toute la lumière sur les circonstances de l'accident. Elle ne préjuge pas, selon lui, des conclusions des investigations en cours.
Pas de changement de doctrine
Laurent Nuñez a rejeté toute idée de « répression policière » et refusé tout changement de doctrine en matière de maintien de l'ordre. Le schéma national de maintien de l'ordre ne sera pas révisé.
Le bilan présenté depuis le 28 septembre
Devant les députés, le ministre a dressé un bilan chiffré du mouvement depuis son déclenchement.
- 6 629 interpellations
- 761 Policiers et gendarmes blessés
- 215 Élèves blessés
- 89 Personnels enseignants blessés
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