La commission de la défense nationale et des forces armées procède à un examen, du mardi 21 au jeudi 23 avril, du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030, ainsi que de diverses dispositions relatives à la défense.
Jean-Michel Jacques, président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale, a mis en lumière les grandes lignes abordées lors des auditions, telles que la politique des ressources humaines du ministère des Armées, incluant le recrutement, la rémunération et la fidélisation des parcours professionnels.
Dans le cadre de cette première journée, le mardi 21 avril 2026, Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants a répondu aux différentes questions des représentants des groupes. Parmi les différents points abordés, elle a exposé l’importance du réarmement afin de « s’adapter aux nouvelles formes de combat », notamment avec l’innovation des drones et des munitions. Elle a également insisté sur l’importance de développer des axes spécifiques pour l’évolution du combat tel que le missile balistique terrestre. La ministre a notamment rappelé que 2,5 milliards d’euros étaient prévus pour les infrastructures, avec pour exemple, la rénovation des voies ferrées. Elle a aussi souligné la demande des militaires d’obtenir davantage d’indicateurs d’entraînement, avec la capacité d’utiliser plus de munitions. Cependant le délai et livraison et le coût restent des facteurs à ne pas négliger.
Ce projet de loi prévoit notamment un rehaussement des effectifs (275 000 équivalents temps plein) et un réarmement du ministère des Armées, avec une hausse du budget de 36 milliards d’euros aux 413 millions d’euros initialement prévus. Cet effort budgétaire est justifié par un contexte géopolitique instable, notamment en Ukraine et au Moyen-Orient.
Le texte a également pour objectif d’accélérer la réactivité et la résilience des capacités spatiales françaises avec une alerte avancée, des communications spatiales, un renseignement spatial, ainsi qu’une surveillance de l’espace.
Par ailleurs, le renseignement, le cyber et les services de soutien constituent des piliers essentiels qui requièrent un renforcement des compétences. Sont également abordés la dissuasion nucléaire, les munitions, la guerre dans le champ électromagnétique et la cohésion nationale.
A cet effet, le projet loi servirait à renforcer les moyens de protection et d’appui spécialisé tels des capacités d’attaque électromagnétique, des radars tactiques mobiles, ou encore des hélicoptères interarmées légers.
D’autre part, la résilience de la nation est un sujet important à traiter. Pour cela, le texte prévoit différentes mesures pour assurer sa durabilité telle qu’un nouveau dispositif qui permettrait de cerner toute personnes susceptibles d’être détournés à des fins de terrorisme.
Enfin, un nouveau service militaire basé sur le volontariat est proposé à partir de l’été 2026, pour une durée de dix mois.
