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Sécurité incendie : un modèle de continuum réussi

Par Eric de Riedmatten
Avril 2021

ANews Sécurité lève le voile cette semaine sur les risques incendie et les moyens mis en œuvre par le privé et le public dans le cadre du continuum de la sécurité. L’émission d’Alexandre Carré nous permet de comprendre comment s’organisent les secours notamment dans les lieux publics et plus précisément dans les musées.  Et une fois encore, ANews Sécurité donne la parole aux hommes de l’ombre. Ceux qui ont fait un parcours remarquable et qui s’engagent au service du privé et du public. Christophe Mazeaud est en charge (actuellement) de la sécurité incendie au centre Georges Pompidou à Paris.

On apprend dans cette émission comment les carrières se font et se structurent. Ancien animateur de club, ex-pompier volontaire, Christophe Mazeaud s’est forgé une spécialité à la force du poignet. D’abord pour la sécurité incendie de lieux très fréquentés tel que Disneyland Paris puis pour le marché d’intérêt national de Rungis avec la ferme volonté de décrocher une formation qui fera de lui un diplômé des services de lutte contre l’incendie. Il passe par Roland Garros chargé de secourir les personnes en danger durant les tournois puis tout au long des périodes d’entrainements. On découvre au cours de cette émission comment le continuum fonctionne réellement lorsque des tournois se déroulent et comment le secteur privé vient renforcer les moyens mis en œuvre durant les périodes les plus sensibles.

Dans les musées, l’objectif sera le même. Assurer la sécurité d’un haut lieu lié à l’art contemporain, avec la mission de protéger 3,5 millions de visiteurs potentiels chaque année.

On comprend alors comment se déroulent les missions liées à la sécurité du grand musée parisien et combien de personnes sont affectées à la surveillance quotidienne, hors période COVID bien entendu.

Et ce ne sont pas que les œuvres d’art qui sont placées sous protection mais aussi les lieux de restauration et les salles d’exposition temporaire. C’est aussi la formation spécifique qui est exigée dans le cadre de ces missions très sensibles. Pouvoir déplacer une œuvre de plusieurs millions d’euros nécessite des précautions que personne ne peut imaginer. Cet entretien vous plonge au cœur des exigences les plus folles d’un centre d’exposition réputé comme le centre Beaubourg. Et l’on comprend comment les agents du secteur privé s’inscrivent dans la complémentarité face au travail exemplaire des sapeurs-pompiers et des agents publics en charge des musées. La responsabilité de chacun est engagée sur les œuvres les plus précieuses. Ce niveau d’exigence nécessite un processus qui doit être suivi à la lettre et qui n’autorise aucune improvisation. Et l’on mesure l’efficacité de ce continuum de la sécurité lorsque des agents du secteur privé travaillent en totale confiance avec les agents du secteur public.

Voulez-vous savoir comment sont fixées des œuvres aussi rares que celle de Matisse ? Comment les tableaux les plus chers au monde sont protégés ? Faut-il seulement des systèmes électroniques et des systèmes de détections infaillibles ? En écoutant Christophe Mazeaud, vous comprendrez que la présence humaine s’avère indispensable face à l’armée de caméras, 200 au total, qui vont observer les va et vient des amateurs d’art. L’œil humain ne sera jamais remplacé par l’œil électronique.

L’interview d’Alexandre Carré nous plonge aussi dans le futur. Beaubourg créé en 1977 va subir une cure de jouvence et fermera 3 ans. Au lendemain de cette période, la sécurité sera encore plus et mieux renforcée. Rendez-vous en 2026 pour découvrir les dernières technologies de surveillance. Cette perspective promet des surprises à suivre dans ANews Sécurité en temps voulu. Vous découvrez ici en avant-première quelques innovations prévues dans le domaine des accès et de la sûreté intérieure.

Et par exemple : La détection des mouvements qui permet d’identifier les gestes anormaux sera-t-elle utilisée au centre Pompidou ? Vous le saurez en écoutant cet entretien passionnant  qui permet aussi de comprendre les évolutions du métier de directeur de sécurité. Un métier à l’éventail de responsabilités très large. Avec la problématique du coût de cette fonction. Ne jamais baisser les bras ni réduire les budgets. Ne pas attendre les drames et les sinistres pour renforcer les moyens et les effectifs. Voilà l’enseignement de ce continuum de la sécurité, dont l’efficacité dépend des hommes essentiellement.

Et comme nous parlons sécurité, nous abordons cette semaine la question de la carte professionnelle des agents du privé. L’émission « Au Nom de La Loi » vous propose un éclairage concret sur la responsabilité professionnelle des employeurs et des limites des licenciements abusifs lorsque la carte n’est pas produite en temps et en heure. Dans cette émission, un cas d’école très instructif que nous détaille Thibault du Manoir de Juaye.  On pourrait penser qu’en l’absence de carte, l’interdiction d’exercer devient réelle ? Et pourtant, il y a une faille qui peut coûter cher aux dirigeants.  Une décision de la cour d’appel de Paris du 16 mars 2021 vous surprendra. Une fois encore, ANews Sécurité ouvre les débats et nous éclaire sur les évolutions de la profession.

Sans langue de bois et sans limite. C’est chaque semaine dans ANews Sécurité.